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1° ARGUMENT :
‘Aïcha (r.a) rapporte qu’une fois :
Asma’, fille d’Abu Bakr al-Siddiq (r.), entra chez le prophète (P.s.l.) en portant des vêtements très légerss. Alors, le Prophète (P.s.l.) lui tourna le dos en lui disant :
« O Asma ! A partir du moment où elle a ses règles, il ne convient plus que l'on voie de la femme autre chose que ceci et ceci (le Prophète (P.s.l.) désigna son visage et ses mains). »
[Sahih Sunan Abi Dawud, t.II, p.774; voir Irwa’ al-Ghalil, hadith n°1795.]
2° ARGUMENT : Jabir b. 'Abdullah rapporte :
« J'ai assisté à la prière de la fête (al'id) avec le Messager d'Allah (P.s.l.), il fit la prière avant le prône sans appel à la prière majeur (adan), ni mineur (iqama). Ensuite, il (P.s.l.) se leva, s'appuya sur Bilal, et ordonna aux gens la crainte d'Allah, les exhorta à son obéissance, les sermona et leur fit le rappel.
Ensuite, il se rendit auprès des femmes, les prôna et leur fit le rappel. Il (P.s.l.) leur dit : « Faites l'aumône car la plupart d'entre vous seront en Enfer.» Une femme aux joues foncées se leva dans l'assemblée et elle dit : « Pour quelle raison ? O Messager d'Allah ! »
Il (P.s.l.) dit : « Car vous vous plaignez beaucoup et méconnaissez les bienfaits que vous recevez.» Il dit : « Elles se mirent à faire l'aumone de leurs bijoux et jetèrent leurs anneaux et leurs bagues dans le vêtement de Bilal. » [Rapporté par Mouslim]
Ce Hadith est une preuve claire (que la femme peut montrer son visage et ses mains), et c'est pour cette raison que nous l'avons cité car dans le cas contraire, le narrateur n'aurait pas pu décrire cette femme, en disant qu'elle avait les joues foncées. 3° ARGUMENT : Ibn 'Abbas rapporte d'Al-Fadl b. 'Abbas :
« Une femme de Khath'am questionna le Messager d'Allah (P.s.l.) lors du pélerinage d'adieu (le Jour du Sacrifice), Al-Fadl b. 'Abbas était derrière le Messager d'Allah (P.s.l.), Al-Fadl était un homme radieux... Le Prophète s'arrêta pour répondre aux gens. »
Et selon une autre variante :
« Al-Fadl b. 'Abbas se tourna vers elle, c'était une belle femme. »
Et selon une autre variante :
« Une femme radieuse »
Et selon une autre variante :
« Al-Fadl se mit à la regarder, [elle lui plût et elle le regardait aussi], le Messager d'Allah (P.s.l.) le prit par le menton et tourna son visage de l'autre côté. »
[Rapporté par Boukhari & Mouslim]
Et selon une autre variante :
Rapporté par Ahmad :
« Je la regardais le Prophète (P.s.l.) m'a vu et a détourné mon visage du sien, ensuite je l'ai regardé (une deuxième fois) et il (P.s.l.) détourna mon visage du sien, il (P.s.l.) fit celà trois fois et moi je n'ai pas arrêté. »
[Les Narrateurs de ce hadith sont sûr, mais si Al-Hakam b.'Utayba ne l'a pas entendu d'Ibn 'Abbas alors il est discontinue (Munqati').]
Cette histoire est aussi rapporté par 'Ali b. Abi Talib, qui dit :
« Que le Messager d'Allah (P.s.l.)fut questionné après avoir lapidé les stèles. »
Il rajouta :
« Al-'Abbas lui dit alors : « O Messager d'Allah (P.s.l.) ! Pourquoi as-tu tourné la tête du fils de ton oncle? » Il (P.s.l.) répondit : « J'ai vu un jeune et une jeune, et j'ai voulu les protéger du diable. »
[Rapporté par Al-Tirmidhi. Ahmad et Al-Diha avec une chaîne de narrateur authentique.]
Ce Hadith, comme celui qui le précède prouve que le visage de la femme n'est pas une nudité ('awra).
Ibn Hamz a dit :
« Si le visage était une nudité ('awra), pourquoi n'a t'il pas réagit alors qu'elle avait le visage dévoilé devant les gens et pourquoi ne lui a-t-il pas ordonné de le couvrir, car si elle avait le visage couvert, Ibn 'Abbas n'aurait pas su si elle était belle ou non » Cette anecdote, qui s'est passée peu avant la mort du Prophète, prouverai deux choses :
1] Cette femme ne portait pas le voile du visage. Il est vrai, comme on pourrait l'objecter, que le Prophète a interdit aux femmes de se couvrir le visage en état de sacralisation (ihrâm) lors du pèlerinage (rapporté par Al-Bukhârî). Cependant, certains savants sont d'avis que cette femme khath'amite n'était plus en état de sacralisation quand elle posa sa question. D'autres savants, certes, prouvent qu'elle était toujours en état de sacralisation au moment de sa question. Cependant, même alors, si le voile sur le visage était obligatoire de façon générale, le Prophète lui aurait ordonné de dissimuler son visage, exactement comme le faisaient Aïcha bint Abî Bakr et Asmâ' bint Abî Bakr : comme nous l'avons rapporté plus haut, ces deux femmes suspendaient (sadl) leur voile par devant leur visage dès que des hommes passaient près d'elles. Ceci a amené des savants musulmans comme At-Tahâwî, Al-Qâdhî 'Iyâdh, Ibn Battâl... à expliquer que le port du voile du visage était obligatoire pour les épouses du Prophète, mais ne l'est pas pour les autres musulmanes. Pour ces dernières, devant tout homme qui n'est ni leur mari, ni leur proche parent (avec qui elles ne peuvent jamais se marier), il n'est pas obligatoire de se couvrir le visage et les mains.
2] Le récit de la femme khath'amite prouve, c'est que s'il n'est effectivement pas obligatoire à la femme de se couvrir le visage en public, un homme ne peut regarder le visage d'une femme que s'il n'éprouve pas d'attirance (shahwa). Au cas contraire, s'il éprouve au fond de lui une attirance (shahwa, désir), il lui est interdit de regarder le visage d'une femme (autre que son épouse). C'est bien pourquoi le Prophète détourna le visage de Al-Fadhl, dont il voyait bien que le regard vers le visage de cette femme n'était pas neutre.
Cet avis disant qu'on doit systématiquement ne pas regarder ce qui est 'awra – que le regard soit neutre ou habité par l'instinct –, cependant que pour ce qui n'est pas 'awra, on doit ne pas le regarder si le regard est habité par l'instinct, mais on peut le regarder tant que le regard est neutre… cet avis est celui des savants Al-qadhî 'Iyâdh, Ibn Battâl, At-Tabarî, Al-Baghawî, Ibn 'Abd il-barr… (cf. Tahrîr ul-mar'a, tome 4).
4° ARGUMENT : Sahl b. Sa'd rapporte :
« Une femme est venue chez le Messager d'Allah (P.s.l.) (alors qu'il était à la mosquée), elle dit :
« O Messager d'Allah (P.s.l.) ! Je suis venu m'offrir à toi ! » Le Messager d'Allah (P.s.l.) la regarda de haut en bas, puis baissa la tête. Lorsqu'elle vit qu'il ne la désirait pas, elle s'est alors assise. »
[Rapporté par Boukhari & Mouslim] 5° ARGUMENT : ‘Aïcha (r.a) rapporte :
« Les femmes croyantes voilées par leur habits, assistaient à la prière du matin qavec le prophète puis elles rentraient chez elles sans que personne ne les reconnaissent, tellement qu'il faisait noir. »
La preuve dans ce hadith c'est, sa parole :
« Sans que personne ne les reconnaissent, tellement qu'il faisait noir. » Ce qu'on peut comprendre c'est que s'il ne faisait pas noir on les aurait reconnues et habituellement on reconnaît quelqu'un par son visage.
Ensuite, Al-Albani est tombé sur une autre variante qui éclaira (les autres) :
« Sans que personne ne reconnaisse le visage de l'autre. »
[Rapporté par Abu Ya'la dans sont dans son Musnad avec une chaîne de narrateur authentique selon ‘Aïcha (r.a).] 6° ARGUMENT : Fatima bt. Qays rapporte :
« Qu'Abu 'Amr b. Hafs la répudia définitivement »
Et selon une autre variante :
« Pour la troisième et dernière fois » LOrs de son absence... Elle alla chez le Messager d'Allah (P.s.l.) et lui expliqua cela... Il (P.s.l.) lui ordonna de passer la période (al'ida) chez Umm Sharik, ensuite il (P.s.l.) a dit : « C'est une femme dont mes Compagnons ont peur, va plutôt chez Ibn Umm Maktum; car c'est un homme aveugle, tu pourra retiré ton voile chez lui. »
Et selon une autre variante :
« Va chez Umm Sharik! Umm Sharik est une femme Ansar très riche, très généreuse et qui a beaucoup d'invités. Je dis alors : « Je vais le faire! » Il (P.s.l.) a dit : « Ne le fais pas, car elle a beaucoup d'invités et j'ai peur que ton voile glisse ou que tes habits ne découvrent tes jambes et que les gens voient de toi ce que tu n'aimerais pas (qu'ils voient), mais va plutôt chez le fils de ton oncle 'Abdullah b. Umm Maktum (l'aveugle)... ... et si tu retire ton voile, il ne te verra pas. » Je suis donc allé chez lui, lorsque ma période ('ida) fut terminée. J'ai entendu l'appel à la prière), Je suis alors allé à la mosquée et j'ai prié avec le Messager d'Allah (P.s.l.). Après Avoir terminé la prière, il (P.s.l.) s'est assis sur la chaire (minbar). Il (P.s.l.) dit alors : « Je ne vous ai pas rassemblé dans le but de vous faire des recommandations ni des acertissements, mais je vous ai rassemblé car Tamim Al-Dari était un chrétien et il est venu me prêter allégence et s'est converti à l'Islam. Il m'a racconté une histoire sur l'Antéchrist; qui correspondait à ce que je vous ai dit à son sujet... »
[Rapporté par Mouslim]
Ce Hadith prouve que le visage n'est pas une nudité ('awra) (apparente), car le Prophète (P.s.l.) a permit à Binyt Qays que les hommes la voientavec un Khimar, c'est à dire, ce qui couvre la tête. Et ceci prouve que c'est la tête qui doit être couverte et pas le visage.
C'est pour cette raison que le Prophète (P.s.l.) avait peur que son Khimar glisse et dévoile ce qui est interdit. Il lui ordonna alors de ce qui était meilleur pour elle, c'est-à-dire, d'aller chez Ibn Maktoum (l'aveugle) car il ne l'a verrai pas si elle enlèverait son Khimar.
Et pour ce qui en est du hadith qui dit :
« Et vous êtes vous aveugles ? ».
Sa chaîne de narrateur n'est pas authentique comme Al Albani a détaillé dans son livre : "Silsilatu al-Ahadith al-Da'ifa (5958)"
Il faut savoir que cette histoire a eu lieu vers la fin de la vie du Prophète (P.s.l.) , car Fatima bt. Qays à la fin de sa 'ida, a entendu le Prophète (P.s.l.) raconter l'histoire et la conversation de Tamim Al-Dari.
Et, il est rapporté dans la biographie de Tamim qu'il s'est converti à la neuvième année de l'hégire. Celà prouve que cette histoire a eu lieu après la révélation des vertues du Jilbab, donc ce hadith est une preuve que le visage n'est pas une nudité ('awra).
7° ARGUMENT : Ibn 'Abbas Rapporte :
« Qu'il fut questionné : « As-tu assisté à une fête (al-'id)avec le Prophète? » « Oui, Répondit-il, mais grâce à mon jeûne âge je l'ai vu au moment où il arriva au signal qui était auprès de la maison de Kuthayyir b.Al-Salt, arrivé-là, il pria. »
Il dit : « Le Prophète est arrivé et je le vit prendre place parmi les hommes. Ensuite, il se rendit chez les femmes encompagnie de Bilal. »
Il (P.s.l.) récita aux femmes le verset suivant :
« O Prophète ! Quand lescroyantes viennent te prêter serment d'allégence, (et en jurent) qu'elles n'associeront rien à Allah... »
[Sourate 60, Verset 12]
Il (P.s.l.) récita ce verset jusqu'au bout, et dit ensuite : « Acceptez-vous cela ? » Une des femmes présente répondit; et c'était la seule qui répondit : « Oui, Ô Prophète d'Allah ! »
Ensuite il (P.s.l.) leur adressa des admonestationset des exhortations et leur ordonna de faire l'aumône. Il dit : « Bilal étendis son vêtement; je vis alors les femmes puiser avec leurs mains (les aumônes) et les lancer dans le vêtement de Bilal. »
Et selon une autre variante :
« Elles se mirent à lancer leur anneaux et leur bagues dans le vêtements de Bilal, ensuite Bilal accompagna le Prophète chez lui »
[Rapporté par Boukhari]
Je dit (Shaykh Al Albani rahima'ullah) :
Cette histoire eu lieu, lorsque lesfemmes prêtaient allégence au Prophète (P.s.l.), et s'est une preuve qu'elle eu lieu après l'ordre du Jilbab. Et cet ordre eu lieu à la troisième année de l'hégire alors que le verset du prêtement d'allégence avait été révélé à la sixième année de l'hégire; comme celà seradétaillé plus loin etappuyé par ce qui a été cité dans "Fath Al-Bariy", 2/377; que l'histoire d'Ibn 'Abbas avait bieneu lieu après la reprise de la Mecque. Comme prouve ce qui suit. 8° ARGUMENT : Subay'a bt. Al-Harith rapporte :
Qu'elle était marié à Sa'd b. Khawla. Il décéda lors du pélérinage d'adieu, (il participa à la bataille de Badr). Elle accoucha avant la fin de la période de quatre mois et dix jours du deuil de sa mort.
Abu Al-Sanabil b. Ba'kak l'aracontra à la fin de ses lochie, elle s'était mise ducollyre dansles yeux et (c'était faite belle). Il lui dit alors : « Soit bonne envers toi-même! » - ou une parole semblable. « Peut-être cherches-tu à te marier? Mais cela (ne t'ai permit) qu'après une période de quatre mois et dix jours après la mort de ton mari. » Elle dit alors : « Je suis allé voir le Prophète (P.s.l.) et je lui ai raconté ce que m'avait dit Abu Al-Sanabil b. Ba'kak. Il (P.s.l.) dit : « Son deuil a pris fin lorsqu'elle a accouché.»
[Rapporté par Ahmad par deux voies, selon 'Aïcha la première est authentique (sahih) et la deuxième est bonne (hassan). Il setrouve aussi dans les deux Authentiques, c'est-à-dire : Sahih Boukhari et Sahih Mouslim]
Ce hadith est une preuve évidente que les mains, le visage ou au moins les deux yeux n'étaient pas connu comme faisant parti de la nudité ('awra) chez les femmes des Compagnons du Prophète (P.s.l.). Il ne lui aurait pas été permit de montrer son visage à Abu Sanabil en sachant que ce dernier l'avait demandé en mariage et qu'elle avait refusé. 9° ARGUMENT : « Une femme priait derrière le Messager d'Allah (P.s.l.), c'était une très belle femme, (Ibn 'Abbas a dit : « Par Allah je n'ai jamais vu une femme semblable »). Certains hommes se m'étaient au premier rang pour ne pas la voir tandis que d'autres tardaient à venir pour être dans les derniers rangs, et lorsqu'ils s'inclinaient, ils regardaient en dessous de leurs bras (et ils écartaient leurs bras). C'est alorsqu'Allah ('Azawadjal) révéla :
« Et Nous connaissons certes ceux qui parmi vous ont avancé et Nous connaissons ceux qui tardent encore »
[Sourate 15, Verset 24] »
[Rapporté par As-Hab Al-Sunnan et Al-Hakim et il a été authentifié et approuvé par Al-Dhahabi.]
Tous ces Hadith prouvent clairement qu'il est permit à la femme de montrer son Visage et ses mains et appuient le hadith de 'Aïcha cité précédemment et explique le sens du verset :
« Que ce qui en paraît »
Comme il a été cité précédemment jusqu'à ce qu'Il dise (Subhana'u wa Ta'ala) :
« Et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines »
Et ceci prouve, tout comme les hadith cités précédemment qu'il n'est pasobligatoire pour la femme de couvrir sonvisage car le voile est ce qui couvre la tête.
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