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Avant de commencer de citer leurs arguments et nos réfutations, il nous faut attirer l’attention sur le fait que ces opposants sont de trois catégories :
1. Une partie qui a adopté cette position suite à une recherche et à une réflexion, cependant il voit qu’il est permis à la femme de montrer le visage, mais qu’il est préférable de le couvrir, surtout de nos jours.
2. Une partie qui prône l’abandon du voile par passion et par fanatisme, suite à l’influence occidentale et à la pression de l’actualité, cherchant ainsi à satisfaire la majorité des gens.
C’est la raison pour laquelle ils ne sont pas limités à autoriser l’exhibition de la femme mais ils disent que le voile est une innovation et un héritage des nations arriérées.
3. Une partie qui a adopté cette position par imitation et sans recherche. Ils font partie en général de ceux qui puisent leurs connaissances des journaux et des magazines.
Les Arguments des Opposants : Pour commencer, nous ne nous adressons pas ici à ceux qui réclament la dissolution des mœurs et à la libération et l’exposition de la femme en public, mais plutôt à ceux qui autorisent le dévoilement du visage, dont voici les arguments :
1° ARGUMENT :
La parole d’Allah ‘Azawajal :
« Et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît » [24 : 31]
Ibn ‘Abbas (r.a) a dit :
« Il s’agit du visage, des mains et de la bague ».
Réfutation : 1- Les arguments pour le port du voile sont des arguments qui changent la règle de base, tandis que celles du dévoilement du visage restent la règle de départ, à savoir qu’à l’époque de l’ignorance (Jahiliyya) la femme dévoilait son visage.
Et la règle dit que la loi qui apporte un changement prévaut sur la loi d’origine. 2- Le hadith d’Ibn ‘Abbas (r.a) laisse place à plusieurs interprétations :
a- Il se peut qu’il ait dit cela avant la révélation du verset décrétant le port du voile, comme l’a fait remarquer Ibn Taymiyya, qu’Allah lui accorde Sa miséricorde.
b- Il est probable qu’il parlait des atours qu’il est interdit de montrer et non le contraire, et c’est ce qu’a rapporté Ibn Kathir , qu’Allah lui accorde Sa miséricorde, dans son ouvrage d’exégèse du Coran.
En effet, cette explication est appuyée par les arguments précédemment cités traitant de l’obligation de couvrir le visage.
Parmi ces preuves, celle citée par Ibn Kathir d’après Ibn ‘Abbas (r.a) lui-même, lorsque ce dernier avait fait allusion au fait de voiler le visage en expliquant le verset :
« O Prophète dis à tes femmes, à tes filles et aux femmes des croyants de ramener sur elles leur grand voile,… » [33 : 59]
c- En outre, une telle explication du hadith d’Ibn ‘Abbas (r.a) contredit l’interprétation d’Ibn Mas ‘ud et celle de ‘Ubayda al-Salmani (r.a).
En de tels cas, nous devons adopter ce qui est appuyé par d’autres arguments, règle suivie par les savants, sachant que les arguments qui se rapportent à l’obligation de voiler le visage sont nombreux.
d- Nous avons déjà démontré (en expliquant le verset de la sourate al-Bur, 31) que le mot al-Zina (parure) désigne dans la langue arabe la chose apparente, et ce, arguments à l’appui. Voir le deuxième argument des Arguments dans le Qor'an :
Les Arguments Coraniques
2° ARGUMENT : ‘Aïcha (r.a) rapporte qu’une fois :
Asma’, fille d’Abu Bakr al-Siddiq (r.), entra chez le prophète (P.s.l.) en portant des vêtements très légerss. Alors, le Prophète (P.s.l.) lui tourna le dos en lui disant :
« O Asma ! A partir du moment où elle a ses règles, il ne convient plus que l'on voie de la femme autre chose que ceci et ceci (le Prophète (P.s.l.) désigna son visage et ses mains). » [Sahih Sunan Abi Dawud, t.II, p.774; voir Irwa’ al-Ghalil, hadith n°1795.]
Réfutation : 1- La Chaîne de transmission de ce hadith est faible pour deux raisons :
1° raison :
Il y a discontinuité entre Khalid b. Durayk, le rapporteur du hadith et ‘Aïcha ; Selon les propos d’Abu Dawud, Khalid b.Durayk n’a jamais entendu de ‘Aïcha, et Abu Hatim al-Razi a également attribué la faiblesse du hadith à ce fait-là.
2° raison :
Dans la chaîne de transmission du hadith se trouve Sa’id b. Bishr al-Khaddi, habitant à Damas. Ibn Mahdi rejetait ses hadith. Quand à Ahmad, Ibn al-Madini et al-Nasa’i, qu’Allah leur accorde Sa miséricorde, ils les ont jugé comme étant faibles. Ce hadith faible ne peut donc rivaliser avec les arguments contraires.
2- Le hadith est faible au niveau du texte :
Lorsque Asma, fille d’Abu Bakr (r.a) immigra à Médine, elle avait 27 ans. C’était donc une femme adulte.
Par conséquent, il est inconcevable qu’elle entra chez le Prophète (P.s.l.) vêtue d’habits fins dessinant la forme de son corps.
Qui plus est, cela contredit ce qui était généralement connu des femmes des compagnons comme attitude pudique, surtout envers le Prophète (P.s.l.).
Même si ce hadith était authentique, il se peut que cela eut lieu avant la révélation du verset concernant le voile.
En résumé, l’argumentation basée sur ce hadith est une argumentation encore fragile que la toile d’une araignée et c’est un manque d’impartialité vis-à-vis des arguments plus forts confirmant le contraire.
[Les Savants du hadith contemporains ont affirmé l’authenticité de ce hadith. (voir pour cela la note précédente) Cependant, pour les trois Imams Abu Hanifa, Malik et Ahmad, le hadîth mursal est source d'argumentation. Pour l'Imam Ash -shafi’i, il est admis à certaines conditions, notamment s'il est rapporté par une autre voie. Or, selon le savant Al-Albani (r.a.), le hadîth précité comprend une autre voie de transmission qui le renforce. Par ailleurs, rien ne permet d'affirmer de façon absolue que ce hadîth n’a pas été abrogé.]
Et Allah ‘Azawajal est Le plus Savant.
3° ARGUMENT : Le hadith d’Ibn ‘Abbas (r.a.) disant que :
« Son frère, al-Fadl (r.a), était monté derrière le Prophète (P.s.l.) sur sa monture. Une femme de Khath’am vint, et al-Fadl se mit à la regarder, et elle le regarda à son tour. Alors, le Prophète (P.s.l.) tourna le visage d’al-Fadl de l’autre côté » [Sahih al-Bukhari, al-Maghazi, 77 ; al-Hajj, 1 ; Sahih Muslim, al-hajj, 407.]
Ce hadith prouverai que le visage de la femme était dévoilé.
Réfutation : 1. Il est probable que le père de cette femme voulait la proposer au Prophète (P.s.l.) comme épouse, espérant qu’elle lui plairait et qu’il l’accepterait en mariage, sachant que proposer une femme comme épouse à un homme est permis de la même manière que de regarder le visage de celle qu’on demande en mariage.
Ce qui appuie cette hypothèse, c’est ce qu’Ibn Hajar a rapporté en disant :
« Abu Ya’la a rapporté avec une chaîne de transmission forte d’après Sa’id b. Jubayr, d’après Ibn ‘Abbas, d’après al-Fadl : « J’étais avec le Prophète (P.s.l.) sur une monture lorsqu’un bédouin vint et avec lui une belle fille. Alors, le bédouin se mit à la proposer au Prophète (P.s.l.) pour qu’il l’épouse ». [Ibn Hajar, al Fat’h, t. IV, p.68.]
2. Il est dit dans une autre version du hadith qu’elle portait le niqab [voile couvrant le visage] qui aurait pu dévoiler une partie non-négligeable de sa beauté.
3. Aucune version de ce hadith ne dit clairement que la femme montrait son visage. Dire qu’elle était belle ou resplendissante n’implique pas forcément qu’elle dévoilait son visage. La beauté et la splendeur peuvent être constatées sans pour autant voir le visage.
D’autres savants ont cité d’autres réfutations. Mais nous nous contenterons de ce que nous avons déjà cité, faute de temps.
4° ARGUMENT : Jabir (r.a) rapporte que lorsque le Prophète célébra la prière de la fête et donna son prône, il partit vers les femmes pour les exhorter et leur faire un rappel, et dit :
« O femmes ! Donnez l’aumône, car vous constituez la majorité du combustible de l’Enfer ».
Alors, une femme aux joues foncées se leva du milieu des femmes en disant… [Sahih al-Bukhari, al-‘ayd, 6 ; Sahih Muslim, al-Iman, 132.]
Ce qui prouve que la femme était dévoilée du visage, sinon Jabir n’aurait pas su que ses joues étaient foncées.
Réfutation : 1- Concernant cette histoire, il y a plusieurs possibilités :
Est-ce que c’était avant ou après le décret du voile ?
Est-ce que la femme était une femme libre ou une esclave, sachant que la femme esclave peut dévoiler son visage ?
Etait-elle parmi les femmes atteinte par la ménopause qui n’espèrent plus de mariage ?
Ce qui montre que cette histoire aurait lieu avant la révélation du verset concernant le voile est le fait que l’obligation de la prière de la fête a été décrétée en l’an deux de l’Hégire, tandis que ce verset a été révélé en l’an cinq ou six.
Et ce récit implique plusieurs hypothèse, alors que la règle juridique dit que ce qui implique plusieurs hypothèses n’est plus un argument.
2- Il faut savoir que celui qui s’appui sur ce hadith prouve que le Prophète (P.s.l.) ait vu la femme sans voile sur le visage et a approuvé cela.
Certes, il n’y a aucun moyen de le prouver et peut-être que Jabir (r.a) soit le seul à l’avoir vu à un moment où son voile était tombé derrière quand elle voulu se lever.
Ce qui confirme qu’il est le seul à l’avoir vue, c’est que ce récit a été rapporté par d’autres compagnons comme Abu Sa’id al-Khudri, Ibn ‘Abbas et Ibn ‘Umar (r.a). Muslim, qu’Allah lui accorde Sa miséricorde, l’a rapporté et il n’est pas fait mention dans ces version ce que Jabir a dit à propos du visage de la femme.
3- Jabir(r.a) a cité que la femme avait des joues noires, ce qui veut dire que son visage était laid et noir, peut-être dû à un âge avancé.
Par conséquent, elle entrerait dans la catégorie des femmes atteintes par la ménopause, comme nous l’avons déjà cité ou peut-être était-elle esclave, en sachant que les esclaves peuvent dévoiler leur visage.
4- Il dit : « parmi un groupe ».
Peut-être était elle cachée parce qu’elle était assise au milieu de femmes et quand elle voulut poser une question, elle se leva et seul Jabir (r.a.) l’aurait vue ; ou peut-être qu’elle retourna à sa place une autre fois pour se cacher des hommes.
Et Allah ‘Azawjal est plus Connaisseur.
5° ARGUMENT : Parmi les arguments avancés, il y a l’histoire d’une femme appelée Umm Khallad qui vint chez le Prophète (P.s.l.) en cachant son visage pour le questionner au sujet de son fils tué lors d’une bataille.
Alors, certains Compagnons lui dirent :
« Tu es venue demander après ton fils en cachant ton visage ».
Et la femme leur répondit :
« Si j’ai perdu mon fils, je n’ai cependant pas perdu ma pudeur ».
Réfutation : 1- Ce hadith rapporté par Abu Dawud est faible car dans sa chaîne de transmission se trouve Faraj b. Fudala, qui est faible.
Il y a également al-Jarir b. Thabit b. Qays dont l’état est inconnu (majhul al-Hal : considéré comme faible dans la science du hadith).
Il s’y trouve aussi son père qualifié de Maqbul (Faible s’il n’est pas conforté par d’autres transmetteurs) dans la terminologie du hadith. En conclusion, ce hadith est faible.
2- En admettant que ce hadith soit authentique et qu’il puisse être utilisé comme argument, il prouverai plutôt l’obligation de couvrir le visage, dans de tel circonstances les femmes sont plutôt dominées par la panique et l’émotion violente.
Il était plutôt à craindre prévu qu’elle viendrait demander des nouvelles au sujet de son fils tué le visage découvert, c’est pourquoi les compagnons étaient étonnés du fait qu’elle soit venue dans cet état en ayant couvert le visage.
Elle dit d’ailleurs :
« Si j’ai perdu mon fils, je n’ai cependant pas perdu ma pudeur ».
3- Même en imaginant la véracité du récit, dans une version du hadith il y a ce qui laisse entendre que la femme n’était pas musulmane cela même si elle dit « je suis gênée », car le caractère de pudeur peut se trouver même chez une non-musulmane. Toutefois, ce hadith demeure faible comme nous l’avons démontré.
Et Allah ‘Azawajal est le plus Connaisseur.
6° ARGUMENT : Il y a le hadith de zubay’a bint al-Harith disant que lorsqu’elle est devenue veuve alors qu’elle était enceinte, elle accoucha quelques jours plus tard. Puis, elle se fit belle pour être demandée en mariage. Alors, Abu al-Sanabil (r.a) entra chez elle et lui dit :
« Je vois que tu t’est faite belle. Peut-être cherches-tu à te marier ? ».
Ainsi, ils disent que ceci prouve qu’elle était dévoilée du visage.
Réfutation : 1- Où est l’argument dans ce récit indiquant que son visage était découvert ? Effectivement, il est entré chez elle en voyant qu’elle s’était faite belle, mais cela ne prouve pas qu’elle montrait son visage, car on peut se faire beau en portant de beaux vêtements ou de quelque autre façon.
2- Même si ce hadith fait allusion au dévoilement du visage, il se peut qu’il soit entré chez elle sans qu’elle ne s’en soit rendu compte et l’ai vu. [Le Sheikh Nasr al-Umar a ajouté : « On peut également supposer que Abu al-Sanabil soit un des hommes qui lui soit interdit en mariage même par allaitement. ».]
Enfin, je dis qu’il est étonnant de constater que Muhammad al-Ghazali, se permet de rejeter des hadiths sur lesquels il n’y a aucun doute et se trouvant dans les recueils authentique d’Al Boukhari et Muslim, pour ensuite s’appuyer sur des hadiths faibles. [Consulter l’ouvrage du Cheikh Salman al ‘Awda « Dialogue calme avec le Cheikh al-Ghazali ».]
PARMI LES ARGUMENTS : Le fait de dire :
"Rien dans le Qor'an ne dit que la Femme doit se voiler le Visage"
Nous leur répondons :
"Rien aussi dans le Qor'an ne dit que la Femme doit laisser découvrir ses mains et son visage"
Donc nous devons retourner à la Sounnah.
Nous demandons à Allah ‘Azawajal de nous protéger contre nos propres passions.
Telles sont en résumé les arguments cité par ceux qui autorisent le dévoilement du visage. Certains d’entre eux essayent pratiquement de forcer le sens des textes pour qu’ils concordent avec leurs idées.
Mais grâce à Allah ‘Azawajal, les arguments montrant l’obligation de couvrir le visage sont assez nombreux et évidents et leurs sens est très claire par rapport aux autres arguments cités qui peuvent être authentiques ou faibles.
Mais elles n’indiquent en aucun cas la permission de dévoiler le visage. D’autant plus que l’obligation de couvrir le visage est la position adopté par la majorité des savants à toute époque, contrairement à ceux que certains prétendent être l’avis des Imams, alors que la plupart de ceux-ci soutiennent l’obligation de voiler le visage.
Ceci à d’ailleurs été transmis textuellement et pratiquement de la part des compagnons, ainsi que de la part des femmes des Auxiliaires (Ansars) et des Immigrées (Mouhajirat).
En outre, il a été rapporté que lorsque Ibn ‘Abbas (r.a) a été questionné au sujet de l’exégèse du verset :
« O Prophète, recommande à tes épouses, à tes filles et aux croyantes de ramener sur elles leurs Jilbab (grand voile) » [Le Coran 33 : 59] , il a couvert son visage et sa tête en laissant apparaître son œil gauche.
De plus, nous avons montré comment ceci représente un moyen sur et efficace pour préserver notre communauté. De toute évidence, le mal et la perversion ne sont réapparut qu’après l’abandons du voile du visage.
Et voici notre chère Egypte dont l’honneur à été préservé jusqu’au moment de la venue de Qasim Amin, élevé par les Français. Il a déclaré la guerre aux voiles avec la participation de Huda Sha’rawi et de ces adeptes, encouragé par le Franc-maçon Sa’d Zaghul.
Elle et ses camarades ont brûlé leur voile sur la place al-Tahrîr pour le début d’une guerre déclarée contre le voile, dont la conséquence est le résultat que nous connaissons tous, à savoir que le débat concernait d’abord le dévoilement du visage, puis des cheveux, ensuite des mollets pour en arriver aux cuisses et au ventre, pour arriver à la situation connue dans les cabarets et les plages.
Ainsi, le mal investit petit à petit la société pour se propager tel le feu dans le bois. Et comme on dit : et plus le toucher se répète, plus la sensibilité du corps diminue.
Nous demandons à nos frères de faire attention à la gravité de ce sujet sans se laisser tromper par le grand nombre de gens voués à la perdition.
« Et la plupart des gens ne sont pas croyants malgré ton désir ardent » [12 : 103]
l’Islam a débuté étranger et reviendra étranger. Alors, heureux sont les étrangers. Celui à qui apparaît la vérité et en dévie pour suivre d’autres chemins, c’est Allah ‘Azawajal qui le jugera, car il connaît ce qui est en nous et ce que nous cachons.
O Allah ! Montre-nous la vérité en tant que vérité et permets-nous de suivre, et montre-nous le faux en tant que faux, et permets-nous de nous en éloigner.
O Allah, Créateur des cieux et de la terre, Connaisseur de tout ce que le monde ignore comme de ce qu’il perçoit, c’est Toi qui jugeras entre Tes serviteurs en ce sur quoi ils divergeaient. Guide nous dans vers cette vérité sur laquelle les autres polémiquent. Tu guides qui tu veux vers le droit chemin.
Et Allah ‘Azawajal est le plus Connaisseur.
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